PRESENTATION ET RESUME DU LIVRE


Une oeuvre écrite par une adolescente pour les adolescents.
Les héros de ce roman sont eux aussi de jeunes Palestiniens de la
bande de Gaza.

Flammarion le présente comme un roman héroïque d'une grande qualité
littéraire. Quinze ans, c'est l'âge pour découvrir le monde, c'est l'âge où l'on se
cherche une grande cause à défendre. "Rêver la Palestine" se propose de
répondre à cette attente.

Dès les premières pages, le roman s'avère être un torrent
d'ignominies. Les jeunes Palestiniens, héros de cette fiction, luttent contre des soldats
israéliens, que l'on présente assassinant froidement les enfants, les
vieillards, qui violent les femmes, profanent les mosquées et brisent
les os des nourrissons.
Pour ces jeunes ados palestiniens "Les juifs sont un peuple maudit, il
faut tuer tous les Israéliens".

Et les plus courageux de nos héros passent à l'acte et commettent des
attentats-suicide. Gamal se fait sauter, tuant cinq soldats. Ses amis
le pleurent : "Tu es courageux Gamal et tu nous manqueras. Nous vaincrons
grâce à toi", se lamente son copain Ibrahim, "Mais pourquoi foutre ta vie en
l'air pour ne tuer que cinq soldats. C'est insignifiant. Tu aurais pu en tuer
des centaines ". Voilà le type de dialogue qui jalonne les deux cents pages du roman.
Ce ne sont que quelques courts extraits du roman pour la jeunesse
"Rêver la Palestine" disponible depuis 3 semaines dans toutes les librairies de
France, dans les grandes villes, dans les gares et dans les banlieues.

Extraits :


Page 24, Gamal commet un attentat suicide :
- " ...Voilà, Gamal, il a grandi comme ça, sans la possibilité de
choisir (...) et puis tout le monde savait que ça arriverait, tout le monde le
savait, c'était comme ça (...) il s'approcha d'une base de soldats
israéliens, il se fit fouiller, et puis à un moment donné la bombe
explosa, son torse se fragmenta en grumeaux, morceaux, fragments de chair, son
corps explosa, il fit sauter à lui tout seul toute une zone de contrôle
israélienne, cinq soldats moururent, en même temps que lui, cinq, et
vu les centaines qu'il y avait partout on se demandait pourquoi, au fond,
pourquoi foutre sa propre vie pour n'en tuer que cinq, des ennemis, c'est un
nombre insignifiant..." (...) Tu nous manqueras, tu es courageux, vraiment je
parle sérieusement, je ne sais pas si j'arriverais à la faire, nous nous
souviendrons tous de toi, nous vaincrons, nous vaincrons aussi, grâce
à toi, que D-ieu soit avec toi, et ils l'avaient laissé partir... "

Page 57 : L'histoire de Gihad et Riham, deux adolescents palestiniens :
- " La famille de Gihad et de Riham, les parents et les petits jumeaux
de quatre mois, avait été exterminée lorsqu'ils étaient encore enfants. Ce
jour-là, les chars entrèrent dans le village et les soldats tirèrent
sur toutes les personnes qu'ils trouvèrent, femmes, vieillards, enfants,
ils entrèrent dans toutes les maisons, à quelques-unes ils mirent le feu
alors que les familles étaient à l'intérieur, dans d'autres ils violèrent les
femmes, volèrent l'argent et détruisirent tout, ils frappèrent les
vieux et brisèrent les os des enfants, sans toutefois les tuer, pour que les
gens puissent vivre longtemps avec des enfants, des garçons qui
grandissaient invalides et qui étaient un poids pour les familles, pour que les gens
en viennent à haïr ces petits enfants, ces garçons, qui un jour ne
pourraient même pas défendre leur famille dans une Intifada ... "

Page 64 : Riham s'exclame :
- " Cette guerre est notre plaie (...) Bon sang, il n'y a pas moyens
d'arrêter les pécheurs, les juifs ? Ils nous tuent tous, pourquoi ? "

Page 76 : Ramy, le médecin chrétien de l'hôpital :
- " Je sais Mohamad. Des scènes comme ça, j'en vois tous les jours: à
l'hôpital, et puis quand je rentre chez moi, parce que mes nuits sont
peuplées de cauchemars.. Ces israéliens sont des brutes, des brutes, il
faudrait les tuer tous ".

Page 199, fin du roman. A propos d'Ibrahim :
- " il hait, il hait (...) il hait les soldats, il hait chaque
israélien qui vit à la surface de la terre, c'est une haine inconditionnelle,
irrationnelle qu'on ne peut expliquer, justifier, mais non plus
critiquer

COMMUNIQUE DE PRESSE du CRIF


Paris, le 5 novembre 2002

"Le CRIF demande le retrait d'un roman destiné à la jeunesse ayant pour
cadre le conflit israélo-palestinien.
Le Conseil Représentatif des Institutions juives de France proteste de
la manière la plus solennelle contre la publication, cette semaine, par
les éditions Flammarion, du roman "Rêver la Palestine", dans une collection
destinée à la jeunesse et aux adolescents.
Le CRIF a pris connaissance des très nombreux passages du roman, qui
constituent, à son sens, une incitation à la violence, une apologie du
terrorisme et du Djihad, ainsi qu'une incitation à la haine raciale et
antisémite.

Au-delà de l'outrance et de la violence qui caractérisent le ton
général de ce roman, de nombreux passages glorifient les attentats suicides
perpétrés, notamment, par des adolescents, et appellent à mener la guerre "au nom
d'Allah".

Le CRIF s'étonne que les Editions Flammarion aient eu cru bon de
publier ce roman destiné à de jeunes lecteurs, dans lequel les juifs sont
qualifiés de "peuple maudit", et où l'on appelle à haïr" chaque Israélien qui vit à
la surface de la terre" et à "les tuer tous".

Sans vouloir attenter en aucune manière à la liberté d'_expression,
notamment en matière de fiction littéraire, le CRIF juge inacceptable
qu'un roman destiné aux adolescents contrevienne manifestement aux
dispositions de la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la
jeunesse, dans le cadre duquel il est édité.

S'il est normal et souhaitable d'éveiller les jeunes lecteurs aux
grands problèmes contemporains, il est scandaleux de prendre le prétexte d'un
roman ayant pour cadre le conflit israélo-palestinien pour se livrer à une
telle apologie de la guerre, du terrorisme et de la violence. "

NOUS VOUS INVITONS A ENTREPRENDRE AU PLUS VITE L'UNE OU PLUSIEURS DES
ACTIONS QUI VOUS SEMBLENT LES PLUS APPROPRIEES POUR QUE CE LIVRE SOIT
RETIRE DES LIBRAIRIES

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Editions Flammarion
26 rue Racine - 75006 Paris
Tel 01 40 51 31 00

Directeur Général
Frédéric Morel
fmorel@flammarion.fr

Attachée de presse :
Brigitte Gautrand
Tel : 01 40 51 31 33
Fax : 01 46 33 59 45
E-Mail : bgautrand@flammarion.fr
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64 avenue Marceau - 75008 PARIS, email :

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