LES 7 PRINCIPES DE L'OBJECTIVITE MEDIATIQUE

Par Rabbi Shraga Simmons

Un grand merci a reinfo-israel.com , qui m'a autorisé a reproduire ici cet article

Depuis le déclenchement de la violence au Moyen-Orient, le 29 septembre 2000, le parti pris des médias a soulevé bon nombre d’inquiétudes. Aujourd’hui, il est de plus en plus clair, malheureusement, qu’un aspect-clé du conflit dans la région est la manipulation de l’opinion publique par les médias.
On attend des journalistes qu’ils fassent preuve d’indépendance et d’objectivité et non de parti pris dans un conflit armé. Mais lorsqu’un représentant de la télévision publique italienne est venu présenter ses excuses en arabe pour avoir filmé le lynchage de deux Israéliens à Ramallah, et a promis de coopérer plus pleinement avec l’Autorité Palestinienne dans l’avenir, les sensibilités occidentales ont été choquées.
Pourquoi les médias font-ils preuve de parti pris ? Peut-être ont-ils été fait l’objet d’une intimidation de la part d’hommes de main, pour qu’ils n’en montrent que l’aspect 'positif' des choses [à l’avantage des Palestiens], alors que la démocratie israélienne permet une libre couverture de sa position. Ou bien est-ce parce qu’il est plus stimulant d’encourager l’opprimé ? Ou encore, parce que le monde fait applique deux poids deux mesures en matière de morale selon qu’il s’agit d’Israël ou des Palestiniens?
Quelle que soit la raison de ce comportement, si la vérité doit triompher, nous ne pouvons pas nous contenter de "lire" le journal. Vous devez exercez votre discernement et vous impliquer dans le processus, sinon, vous n’êtes que le sujet passif des objectifs de quelqu’un d’autre. Comme Mark Twain l’a dit un jour : «Si vous ne lisez pas les journaux, vous n’êtes pas informé ; si vous lisez les journaux, vous êtes désinformé.»
Conrad Black, président du groupe Hollinger International, qui publie The Spectator (Londres), The Jerusalem Post et d’autres publications, écrit : «Les médias britanniques ont habituellement deux poids deux mesures dans leurs jugements sur les Israéliens et les Palestiniens. Sous prétexte de ne rechercher que la justice pour les Palestiniens, des pans entiers de médias tels que la BBC, The Independent, The Guardian, The Evening Standard, et du ministère des affaires étrangères, sont viscéralement anti-israéliens.»
Comment les lecteurs peuvent-ils discerner la vérité entre les lignes ? La liste qui suit détaille les méthodes communément employées par les médias, intentionnellement ou non, pour influencer l’opinion publique. En prenant conscience de ces méthodes, nous pouvons éviter de tomber dans le piège de la guerre médiatique.

Voici les 7 violations de l’objectivité médiatique :

1. Définitions et terminologie trompeuses
2. Reportage partial
3. Opinions déguisées en informations
4. Défaut de contexte
5. Omission sélective
6. Fausses conclusions tirées de faits véridiques
7. Distorsion des faits


Voir le Code éthique de la Société des Journalistes professionnels [version française], ainsi que d’autres articles sur l’éthique médiatique, cités avec l’aimable permission de l’Université Virginia Commonwealth.


Violation n° 1
Définitions et terminologie trompeuses


En utilisant une terminologie et des définitions qui supposent acquise l’acceptation de certains faits, les médias injectent un parti pris sous une apparence d’objectivité.

EXEMPLE : En mars 2001, 2 actes terroristes distincts ont été perpétrés, à quelques jours d’intervalle, fournissant l’occasion de comparer la terminologie sélective dans le traitement médiatique des deux faits. L’article de la BBC sur un attentat à la voiture piégée devant les locaux de la BBC, à Londres, s’intitule "La bombe de la BBC suscite une alerte à la terreur", et le mot «terreur» (ou ses dérivés) est encore utilisé 5 fois dans l’article. L’IRA avait averti la police avant l’attentat, et un homme avait été légèrement blessé lors de l’explosion. Par contre, après un attentat-suicide palestinien qui a tué 3 civils israéliens, sans avertissement préalable, à Netanya, la BBC a intentionnellement évité le terme «terroriste» et a employé celui, plus modéré, de «militants» [voir : "Sharon links Arafat to bombing"].


AUTRE EXEMPLE : Le New York Times a subtilement altéré sa référence au Mont du Temple, que les historiens sans préjugé ont toujours reconnu comme étant l’emplacement des deux saints Temples juifs. Par déférence manifeste envers les dirigeants palestiniens qui affirment qu’aucun temple juif n’a jamais existé sur cette colline de Jérusalem, en direction de laquelle les Juifs ont prié depuis des millénaires, le Times ajoute la précision suivante : (Mont du Temple) «que les Arabes appellent Haram al Sharif».
Quelques semaines plus tard, le Times se réfère au «Mont du Temple, qu’Israël prétend être le site du Premier et du Second Temples». Il ne s’agit plus d’un fait historique reconnu, mais d’une 'prétention'. Plus tard, dans un autre article, le Times parle des forces israéliennes qui ont "pris d’assaut le Haram, lieu musulman le plus saint à Jérusalem, où des centaines de personnes étaient en prière». Pas la moindre mention de son statut de «Mont du Temple», ni de lieu saint juif.

AUTRE EXEMPLE : Ariel Sharon, premier ministre démocratiquement élu de l’Etat d’Israël, est régulièrement traité d’«extrémiste», voire de «criminel de guerre». Curieusement, ces appellations ne s’appliquent jamais à Yasser Arafat.

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Violation n° 2
Reportage partial


Les reportages biaisent fréquemment la description en ne présentant qu’un seul aspect des faits. EXEMPLE : En février 2001, Deborah Sontag, du New York Times et Suzanne Goldenberg, du Guardian, ont réalisé un reportage sur l’ouverture d’une exposition à Ramallah, consacrée à la mémoire de 100 "martyrs" palestiniens. Curieusement, les deux journalistes ont rapporté l’événement en des termes pratiquement identiques. Sontag : «Les critiques israéliens diront que l’exposition "100 martyrs – 100 vies" glorifie la mort et encourage le culte du "shahid", ou martyr.» Goldenberg : «Les critiques israéliens objecteront que l’exposition glorifie la mort violente et encourage le culte du martyre.»
La question du plagiat mise à part, ce qui est le plus inquiétant, c’est la manière dont Sontag et Goldenberg présument de ce qu’«auraient dit» les critiques israéliens, si les journalistes s’étaient donné la peine de les interroger. Un observatoire des médias, smartertimes.com, réagit à l’article de Sontag : «Pour dire que les critiques israéliens "auraient dit" cela, encore aurait-il fallu qu’ils aient été réellement interrogés, ou cités par le Times, et non que leur opinion ait été présupposée. C’est d’autant plus bizarre que, dans l’article, les Arabes sont interviewés et autorisés à s’exprimer, plutôt que de voir leur point de vue sommairement résumé par un reporter qui présuppose ce qu’ils "diraient" si le journaliste s’était donné la peine de poser la question».

AUTRE EXEMPLE : Une forme apparentée de violation, particulièrement vicieuse, consiste à faire parler une personne appartenant à un camp, mais qui approuve le point de vue opposé [à celui de son propre camp]. C’est ainsi que sous la fausse apparence d’une "relation équilibrée des faits", les médias adorent citer Michael Lerner - rabbin californien qui qualifia de «raciste» et «tyrannique» la politique de Barak – faisant allusion aux actions de l’Armée de Défense d’Israël comme «barbares» et «brutales», et accusant les citoyens israéliens de perpétrer «des pogroms classiques à la Russe, à l’encontre des Palestiniens».

AUTRE EXEMPLE : CNN.com offre une liste de sites Web traitant du Moyen-Orient. Les 12 sites de la rubrique "Sites d’informations générales" sont arabes, dont un spécifiquement palestinien. Aucun site juif ni israélien n’y est répertorié.La même page CNN recommande des sites Web pour chacun des pays du Moyen-Orient. Il y en a 5 pour le Yémen, pays minuscule et sous-développé, 5 pour la Palestine. La rubrique 'Israël' en compte 4.

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Violation n° 3
Opinions déguisées en informations


Un reporter objectif ne devrait utiliser ni adjectifs ni adverbes, à moins qu’ils fassent partie d’une citation. De même, la source de tous les faits et opinions doit être clairement identifiée dans le reportage, à moins qu’il ne soit précisé que la non-divulgation de la source est intentionnelle.Même les articles qui se disent "d’opinion" doivent faire preuve d’un minimum d’objectivité. James Hill, éditeur en chef du Washington Post Writers Group, écrit : «Les chroniqueurs sont soumis aux mêmes normes que tout journaliste. Si un chroniqueur ou une chroniqueuse commettent des erreurs flagrantes dans l’affirmation de leur opinion, la faute en incombe finalement non au chroniqueur, mais au journal.»

EXEMPLE : Le 7 février 2001, Bryant Gumbel, co-présentateur de l’émission «The Early Show», interrogea l’ancien négociateur de paix au Moyen-Orient Dennis Ross à propos de l’impact de la victoire électorale d’Ariel Sharon sur le processus de paix. Gumbel dérogea à son rôle de journaliste objectif en posant, à maintes reprises, des questions orientées, pleines de descriptions venimeuses de Sharon. Telle que celle-ci :«Mais est-ce qu’[Arafat] a la moindre chance avec – avec Sharon, alors que beaucoup d’observateurs objectifs le considèrent comme - non seulement comme un raciste, un terroriste, mais un meurtrier coupable de crime de guerre ?»

AUTRE EXEMPLE : Même les photographies sont utilisées pour exprimer la pensée de l’éditeur. Une photo «d’informations» de Reuters montre des jeunes Palestiniens en train de jeter des pierres. Sur un mode poétique surréaliste, on voit les silhouettes des attaquants palestiniens se détacher héroïquement au sommet d’une montagne, tandis que leurs pierres planent triomphalement au-dessus de majestueux nuages.

AUTRE EXEMPLE : Une caricature du Los Angeles Times montre un Juif orthodoxe en train de prier face au Mur Occidental, dont les pierres forment le mot «haine». La légende porte : «En prière devant leur Dieu». Pour sa défense, l’artiste du Los Angeles Times, Michael Ramirez, souligna que le second personnage du dessin (prosterné face contre terre et donc beaucoup moins visible) était en fait un musulman. Malheureusement, le keffieh par lequel il aurait pu être identifié était pratiquement invisible. De plus, Ramirez fut incapable d’expliquer pourquoi le lieu d’apparition du mot «haine» était le Mur Occidental, lieu saint juif, qui n’a jamais servi de lieu de prières aux musulmans. (Suite aux plaintes de lecteurs, le Los Angeles Times a modifié la caricature, enlevant le cadre hérodien autour des pierres du Mur Occidental, de manière à ce qu’il ressemble à un mur ordinaire.)

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Violation n° 4
Défaut de contexte


En omettant de fournir le contexte et l’arrière-plan appropriés, les journalistes peuvent faire subir des distorsions graves à la réalité décrite.

EXEMPLE : Une photo de la BBC montre deux Palestiniens, les mains liées dans le dos, à genoux par terre. Au-dessus d’eux, se dresse un soldat israélien un fusil pointé vers leurs têtes.Aucun contexte ne permet d’identifier cette photo, si ce n’est cette légende inoffensive : «La tension monte autour des colonies juives». Qui sont les Arabes qui figurent sur cette photo ? Viennent-ils d’assassiner froidement des Juifs ? Ou bien sont-ils venus, en toute innocence, acheter du pain au marché ? La BBC ne le dit pas. Pourquoi ce soldat pointe-t-il son fusil sur eux ? Est-il en train de surveiller deux prisonniers dangereux en attendant du renfort ? Ou va-t-il leur exploser la tête dans un accès de rage ? La BBC laisse le sous-entendu parler pour lui-même.

AUTRE EXEMPLE : En février 2001, alors qu’un Palestinien venait de tuer 8 Israéliens en jetant son bus dans la foule, la première page du Los Angeles Times arborait une photo de AP (Associated Press) montrant le bus endommagé avec le conducteur palestinien, mine défaite, affaissé derrière son volant. Voici le commentaire :«Le conducteur de bus, un Palestinien de 35 ans, Khalil abu Ollbeh, est assis, blessé après une chasse à l’homme de la police, sur une trentaine de kilomètres. Sa famille le dit perturbé par des problèmes financiers et bouleversé par le conflit actuel.» Le commentaire et la photo suggèrent, avec sympathie, que ce perpétrateur d’assassinat collectif est, en quelque sorte, une victime de «l’agression israélienne».Pour sa part, le Guardian prend la défense du chauffeur, [présenté] comme une espèce de «Palestinien moyen, qui a fini par craquer sous la pression combinée des 4 mois d’insurrection et du blocage économique exercé par Israël.» Malgré l’aveu de l’homme, qui reconnaissait avoir soigneusement planifié l’attaque, le Guardian prétend que celle-ci était «loin d’être l’acte prémédité d’un terroriste», et que le tueur était simplement assoupi sous l’effet d’un médicament.

AUTRE EXEMPLE : Dans l’édition du 23 octobre [2001] de Teen Newsweek, un magazine pour jeunes collégiens américains, figure, bien en vue, une photographie. On y voit 3 Palestiniens. Celui du milieu lève ses mains couvertes de sang. Le commentaire dit «Dans la ville cisjordanienne de Ramallah, les manifestants palestiniens ensanglantés expriment leur rage.»La suggestion est que ces Palestiniens sont ensanglantés parce qu’ils sont victimes de l’agression israélienne. Pas la moindre mention de que ces Palestiniens ont du sang sur les mains parce qu’ils viennent de frapper, poignarder, brûler et éviscérer deux Israéliens innocents. Et comment la légende du cliché de Teen Newsweek décrit-elle ces méprisables meurtriers ? Comme d’inoffensifs «manifestants».


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Violation n° 5
Omission sélective


En choisissant de relater certains événements plutôt que d’autres, les médias contrôlent l’accès à l’information et manipulent l’opinion publique.

EXEMPLE : Depuis le début de la violence, les médias martèlent que l’Intifada a été «déclenchée par la visite provocatrice d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple». Et ce malgré l’aveu du ministre palestinien des Communications, Imad el-Falouji, selon lequel l’Autorité Palestinienne avait planifié à l’avance l’éclatement de la violence. Comme le rapportait le journal semi-officiel de Beyrouth, Daily Star, du 3 mars 2001 :«Un ministre palestinien a déclaré vendredi que l’insurrection contre Israël, qui dure maintenant depuis 5 mois, avait été planifiée depuis l’échec des négociations de Camp David, en juillet, contredisant les affirmations antérieures selon lesquelles il s’agissait d’un déchaînement spontané de la rue palestinienne. Imad Faluji, le ministre palestinien des Communications, a déclaré, lors d’une manifestation de l’OLP dans le camp de réfugiés de Ain al-Hilweh : «L’Intifada II, durant laquelle 400 personnes ont été tuées, a été planifiée.» Toutefois, une recherche sur le nom du ministre palestinien, Imad Faluji, ne donne lieu qu’à l’obtention d’une seule référence, ensevelie dans 3 courts paragraphes, vers la fin d’un article. L’affirmation d’un ministre palestinien selon laquelle l’Intifada avait été planifiée n’est-elle pas assez «porteuse d’information» pour CNN ? Et le sachant, la chaîne CNN ne pourrait-elle pas cesser de se référer à la visite de Sharon comme étant à l’origine de l’Intifada ?

AUTRE EXEMPLE : Le 24 octobre 2000, le New York Times relatait un cas d’incitation palestinienne à la haine:«Les Israéliens citent comme un exemple notoire un sermon télévisé qui justifiait le meurtre des deux soldats [lynchés]. «Qu’ils soient du Likoud ou travaillistes, les Juifs sont des Juifs», proclamait Sheik Ahmad Abu Halabaya, dans une émission, enregistrée en direct d’une mosquée à Gaza, le lendemain des tueries.» Mais le Times omet complètement de citer le message essentiel de ce sermon incendiaire. En réalité, le Times a fait de son mieux pour ne rapporter qu’une citation d’une phrase qui, lue en dehors de son contexte, pourrait paraître inoffensive. Le passage important du sermon de la mosquée de Gaza, transmis en direct par la télévision de l’Autorité Palestinienne, est le suivant : «Même si un accord pour Gaza est signé, nous n’oublierons ni Haïfa, ni St Jean d’Acre, ni la Galilée, ni Jaffa, ni la zone du Triangle, ni le Néguev, ni les autres villes et villages. Ce n’est qu’une question de temps... N’ayez aucune pitié pour les Juifs, quels qu’ils soient, dans tous les pays. Combattez-les, où que vous soyez. Où que vous les voyiez, tuez-les.»

AUTRE EXEMPLE : La nomination, par MSNBC, d’une série de photos, comme "L'Année [2000] en photos", incluant celle qui est intitulée «Une mort à Gaza», le célèbre cliché du petit Mohammed Al Dura, abrité par son père, quelques instants avant d’être frappé par les balles. Parmi les 49 photos concurrentes, la plupart sont des paysages. Les deux seules photos à vocation politique portent un message anti-israélien : la photo de Gaza et une autre, montrant un jeune garçon (qu’on présume Arabe) dans une maison endommagée, en Cisjordanie. Bien qu’elle constitue le choix le plus évident, la photo du Palestinien aux mains tachées du sang, du lynchage de Ramallah, ne figure pas sur la liste par MSNBC.La photo de Gaza est utilisée pour montrer la cruauté des soldats israéliens, mais, du fait qu’elle ne fournit aucun contexte, elle mène à la fausse conclusion que le garçon a été tué volontairement par des soldats israéliens. Même s’il est possible que les tirs croisés des Israéliens aient pu causer la mort accidentelle du garçon, il subsiste un doute sérieux quant à la possibilité que les soldats israéliens aient pu le faire, compte tenu de leur position [sur le terrain].Ce média omet de donner une information capitale : les enfants palestiniens sont encouragés à se mettre sur les lignes de front, ils sont sacrifiés volontairement pour gagner la sympathie du monde. De surcroît, il est de plus en plus probable que le garçon [Mohammed al-Dura] a été tué par un tireur palestinien qui se trouvait près du caméraman palestinien – toute l’affaire ayant été mise en scène par des Palestiniens, au début de l’Intifada, dans le but – qui fut atteint - de rallier le monde à leur cause.

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Violation n° 6
Fausses conclusions tirées de faits véridiques


Les médias rapportent souvent des faits véridiques pour en tirer des conclusions erronées.

EXEMPLE : En février 2001, lorsqu’Ariel Sharon fut élu premier ministre d’Israël, le Christian Science Monitor essaya de délégitimer le choix des électeurs en disant que le taux de participation, qui était de 60%, «n’avait jamais été aussi faible», et il affirma qu’«au moins 62% des électeurs israéliens n’ont pas voté pour Sharon.» En réalité, seuls des pays despotiques comme la Corée du Nord, ou la Syrie, font état d’un taux de participation de 99%. Les vraies élections libres signifient que les citoyens sont libres de ne pas voter. Aux Etats-Unis, 51% seulement des électeurs se sont présentés aux urnes, lors des élections présidentielles, en 2000. Cela signifie que le président George W. Bush n’a reçu que 25% des voix ; en plus il n’a même pas bénéficié d’un suffrage populaire. Pour paraphraser le calcul de Cobban, «au moins 75% des Américains ayant le droit de vote n’ont pas voté pour Bush.» A l’époque où n’existaient que des élections législatives, le taux de participation tombait aux alentours de 36-38%. Mais personne n’a tenu un pareil raisonnement pour saper la légitimité ou l’autorité du président américain.

AUTRE EXEMPLE : Beaucoup d’articles parlent de «centaines de morts, dont la grande majorité est palestinienne». C’est un fait indiscutable ; toutefois, si l’on ne précise pas ces chiffres, le lecteur pourrait être amené à la fausse conclusion que les soldats israéliens sont des agresseurs qui emploient une force excessive. D’ailleurs, si les forces israéliennes commettaient réellement ce dont on les accuse – à savoir, tirer sans discrimination dans la foule à l’arme automatique -, il y aurait des milliers de morts. En réalité, le ratio est inférieur à un mort par émeute.

AUTRE EXEMPLE : le Teen Newsweek, déjà cité, a publié un graphique illustrant le nombre d’enfants palestiniens et israéliens tués depuis 1987. Le nombre des Palestiniens, en rouge vif, dépasse plusieurs fois celui des pertes israéliennes, moins visible, en jaune. Aucune explication n’est fournie concernant les circonstances dans lesquelles ces enfants sont morts. L’insinuation est que les circonstances des décès sont les mêmes. En réalité, les enfants palestiniens sont morts en tentant de devenir martyrs, lors de violentes attaques contre les forces israéliennes, tandis que les enfants israéliens ont été tués alors qu’ils prenaient le bus, ou désintégrés dans un café par la charge explosive d’un terroriste-suicide palestinien.

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Violation n° 7
Distorsion des faits


Dans le monde compétitif des médias d’aujourd’hui, les reporters n’ont souvent pas le temps, l’envie ni les moyens de vérifier correctement les informations avant de soumettre un article à la publication.

EXEMPLE : A propos de la violence au Tombeau de Joseph, CNN écrit [voir l’article : "Israel evacuates holy site, temporarily surrenders control"]: «Au moins 77 personnes, des Palestiniens pour la plupart, ont péri au cours de quelques combats violents au Tombeau de Joseph, la semaine dernière. Le seul soldat israélien décédé, est mort d’hémorragie dans le tombeau, alors que les sauveteurs tentaient, pendant des heures, d’arriver jusqu’à lui.» Que CNN prétende que 77 personnes ont perdu la vie, en une semaine de combats pour le tombeau de Joseph, est une inexactitude factuelle majeure. Puisqu’un seul Israélien est mort, 76 étaient évidemment Palestiniens. La vérité, c’est que 6 Palestiniens et un soldat israélien ont été tués durant cette semaine-là, au tombeau de Joseph. Autrement dit, CNN a cité le nombre total des Palestiniens tués lors de tous les combats [en divers lieux] et a juxtaposé ce chiffre avec celui d’un Israélien tué lors d’un événement isolé.

AUTRE EXEMPLE : Le N.Y. Times, l’Agence Associated Press et d’autres médias on publié la photo d’un jeune homme – ensanglanté et battu – accroupi aux pieds d’un policier israélien, une matraque à la main. Le titre le désigne comme étant la victime palestinienne d’une émeute récente – impliquant clairement que le soldat israélien était celui qui l’avait battu. En fait, le «Palestinien» ensanglanté, représenté sur la photo, s’appelait Tuvia Grossmann, un étudiant juif de 20 ans, originaire de Chicago, qui étudiait à Jérusalem. Les attaquants n’étaient pas des Israéliens mais une bande de Palestiniens, qui, sans pitié, l’ont battu et lui ont donné des coups de couteau, pendant 10 minutes. Et le policier israélien que l’on voit, en colère, brandissant sa matraque, était en train d’empêcher le groupe d’achever son lynchage.Le préjugé des médias part du principe que s’il y a une victime, ce doit être un Palestinien. Pourtant, qui sont les victimes et qui sont les agresseurs ? La vérité est souvent le contraire de ce qu’il y paraît.


En devenant des observateurs avertis, nous pouvons faire la différence. Cédant à la pression publique, le NY Times a re-publié la photo de Tuvia Grossmann – cette fois, avec le commentaire approprié et un long article décrivant son quasi-lynchage par des émeutiers palestiniens.


© 2002 www.reinfo-israel.com pour la traduction française.

Source en anglais : http://www.aish.com/Israel/articles...objectivity.asp

 

 


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